Deux livres imposés et adorés.

Il arrive que les lectures imposées ne nous enchantent guère. Ce sont souvent des livres que l’on pense poussiéreux aussi bien par l’intrigue que par la plume de leur auteur ; et puis parfois si on leur accorde le bénéfice du doute on fait de très belles découvertes.

Je t’ai donc sélectionné aujourd’hui deux œuvres que j’ai pu découvrir grâce à mes professeurs de français et littérature (merci !) et que j’ai pris grand plaisir à lire.

Un roi sans divertissement, Jean Giono.

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J’ai pu découvrir ce roman lorsque j’étais au lycée. J’ai fait un BAC Littéraire et je me souviens que ce fut l’un des touts premiers romans que notre professeur nous avait donnés à lire dans son entiereté.

Au premier abord, je n’étais pas franchement ravie. Le titre ne m’évoquait pas grand-chose, la couverture n’avait rien qui pouvait me convaincre et la perspective de devoir lire un contemporain à cette époque ne m’enthousiasmais que très moyennement.

Ce que je savais avant ma lecture :

  • Jean Giono est un auteur français du XIXe siècle emprisonné à la libération suite à la seconde guerre mondiale car il s’était déclaré pacifiste et fut soupçonné d’être sympathisant au régime de Vichy.
  • A ce moment il fut interdit de publication en France.
  • Il écrit Un roi sans divertissement en un mois et dix jours seulement.
  • Son adaptation cinématographique est sortie en 1963 et a reçu le grand prix du cinéma français ; son scénario et les dialogues sont écrits par Jean Giono lui-même et il est réalisé par François Leterrier.

Ce que ça raconte :

L’histoire se déroule dans un village isolé du Triève, proche de Grenoble en 1845. Une série de disparitions très inquiétantes ébranle les habitants et installe un climat anxiogène dans le village. Pour renforcer la sécurité, un chef de police nommé Langlois vient s’établir auprès d’eux pour mener l’enquête et trouver le responsable de ces disparitions.

Ce que j’en ai pensé :

L’ambiance de ce roman m’avait frappée ; le lecteur est plongé dans l’intrigue très rapidement. C’est un hiver particulièrement froid voire même sinistre et Marie Chazotte est introuvable.

Je me souviens que c’est la plume de l’auteur qui m’a marquée. J’ai pu analyser certains passages grâce à mes cours et peut-être que cela m’a aidé à capter la richesse de l’énigme et des personnages que Jean Giono a conçus.

 Cela fait maintenant six ans que j’ai pu lire ce roman, mes souvenirs sont surement un peu altérés par le temps qui a passé. Malgré cela je sais que ce roman m’a fait froid dans le dos et que c’était un moment de lecture très agréable.


Eve de ses décombres, Ananda DEVI

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C’est pour un cours thématique durant ma première année à l’université que j’ai dû lire ce roman. Je ne le connaissais absolument pas et il ne faisait absolument pas partie des étagères que je fouillais habituellement en librairie mais mon professeur nous a si bien vendu ce roman coup de poing que j’ai fini par avoir très envie de le lire.

Ce que je savais avant ma lecture :

  • Elle est née à l’île Maurice en 1957 (donc elle est totalement contemporaine pour le coup).
  • Son roman Eve de ses décombres est paru en 2006 et a reçu pour celui-ci le prix des Cinq continents et de la francophonie.

Ce que ça raconte :

L’histoire, c’est celle de quatre adolescents de Troumarron, un quartier de réfugiés sur l’île Maurice, comme prisonniers et rassemblés autour d’un meurtre horrible. Ces personnages ont tous un destin bien amoché et ils doivent tout faire pour survivre.

Ce que j’en ai pensé :

Je me souviens avoir été complètement subjuguée par cette plume à la foi engagée, trash et poétique que nous sert Ananda Devi. Les personnages ont une telle part d’obscurité en eux que l’ambiance générale du roman arrive à nous plonger dans une sorte de stupeur dès le début. Cet ouvrage propose une lecture tout à fait singulière et très rythmée ; il est question de faire parler les voix intérieures des personnages. L’accès à cette espèce d’intimité limite intrusive, le personnage d’Eve si blessée, altérée presque souillée par la vie, l’écriture qui montre une face plus sombre de la belle île Maurice et cette poésie font de ce roman une œuvre qui gagne à être lue.

Ce roman m’avait bouleversée et je crois que si je le relisais aujourd’hui je pourrais encore m’émerveiller de sa puissance émotionnelle.

 

Jude

nuagecut

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