Mon challenge de lecture (Mars 2016-Mars 2017)

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Au mois de mars l’année dernière, j’ai décidé de me lancer un défi :

Lire 50 livres en un an.

C’est peu pour certains et énorme pour d’autres ; pour moi c’était un vrai challenge d’autant plus que j’avais raté celui de l’année précédente qui était pourtant de 40 livres. Qu’importe, je voulais me fixer la barre plus haute ;  mais sûrement pas pour dévorer sans apprécier ni pour me vanter d’avoir lu autant. C’est comme un objectif que se lancerait un athlète, c’est une façon de se motiver et une raison d’être fier de soi 365 jours après. C’était un peu comme un petit projet quoi.

Qu’est-ce que ça m’a apporté ?

Du bien-être d’abord, beaucoup de bien-être. Il y a un an j’avais une vie toute différente de ce qu’elle est aujourd’hui et si la lecture a réussi à m’apaiser elle m’a aussi libérée. J’ai installé une routine de lecture qui passe, notamment, par un décrochage des écrans à partir d’une certaine heure. Et surtout j’ai pu découvrir quantité d’univers, lire ou relire des classiques de la littérature et développer mon sens critique. Lire c’est aussi prendre du temps pour aiguiser sa réflexion et sa perception du monde qui nous entoure ; c’est un peu comme voyager, sans appareil photo rien que la mémoire pour archiver des images et des mots.


Mes meilleures lectures

Dans la catégorie des sagas

J’ai vraiment passé un super moment avec la trilogie de l’Elite de Joëlle Charbonneau ; c’était une dystopie young adult qui m’avait énormément intriguée et force est de constater que j’ai presque enchaîné les tomes les uns à la suite des autres. Cette saga est un véritable page-turner où l’on plonge dans une société post-apocalyptique qui tente de se reconstruire (jusque là nous sommes dans une dystopie ultra classique). Chaque année sont « appelés » des jeunes des différentes colonies qui constituent la nouvelle élite pour passer LE test qui les enverront dans les hautes sphères du pouvoir pour réhabiliter la puissance d’antan. Simplement, il est vrai que ce test n’est pas tout à fait ce qu’il semble être.

J’ai terminé également la trilogie du Livre perdu des sortilèges de Déborah Harkness : j’hésite encore à t’en faire un article spécialement dédié car j’ai tellement aimé ces livres que je ne saurais écrire assez bien pour leur rendre justice. Sur le papier je n’étais pas la cliente idéale ; les vampires, les sorcières et les démons tels qu’ils sont présentés la plupart du temps ce n’est plus vraiment de mon âge et les romances dérivées de l’ère Twilight non plus. Je suis cependant très heureuse d’avoir donné sa chance à cette trilogie sur le simple fait que l’on allait évoquer l’alchimie par le biais d’une histoire où la science avait sa place et où l’on cassait franchement les clichés du genre. Il faut dire aussi que la romance m’a beaucoup plu parce qu’elle était imparfaite, on a un héros macho mais attendrissant et torturé, une héroïne à l’esprit de contradiction franchement élevé mais ce qu’il faut de docilité pour apprécier les étincelles entre les deux. L’histoire est pleine de rebondissements, d’ailleurs le tome 2 est réellement excellent et cela vaut la peine de le mentionner car très souvent il n’est que transitoire ! Cette trilogie me marquera c’est certain.

Et ce qui devait arriver arriva ; j’ai terminé la saga de Miss Pérégrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs. Il le fallait, j’attendais le dernier tome avec beaucoup d’impatience et il ne m’a absolument pas déçue. J’ai trouvé ce dernier tome moins jeunesse que les deux autres, peut-être plus sombre et c’était pile ce que j’attendais sans le savoir. L’expérience de lecture photos à l’appui a été un délice comme avec les deux premiers et même si je ne retiendrait pas cette saga pour ses personnages, l’univers et les aventures que j’y aie vécu sont encore très vivaces dans mon esprit.

Dans la catégorie des contemporains

J’ai lu de très belles choses cette année et notamment Le plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu. Comme à chaque fois, j’ai été émerveillée par l’univers, les personnages, l’histoire, les mots et la magie qui se dégage de ce court roman. Ce qui me plaît par-dessus tout avec Mathias Malzieu c’est réellement son sens de la justesse des mots, c’est toujours poétique, doux et délicat mais rien ne se perd. La plupart de ses œuvres sont de petits contes modernes d’une apparente simplicité qui savent toujours m’apporter du réconfort.

J’ai (enfin !) pu découvrir La voleuse de livres de Markus Zusak ! J’en suis franchement contente ! Je n’avais jamais pris le temps de me plonger dans cette histoire dont j’avais entendu parler en bien mais c’est désormais chose faîte et ce fut une excellente lecture. J’ai trouvé l’histoire originale : le traitement et le choix du narrateur y sont sûrement pour beaucoup mais cette sorte de destin implacable de la petite Liesel que l’on suit dans le roman a quelque chose de réellement attendrissant sans être tire-larmes. Il faut aussi dire que le contexte historique plante un décor très particulier, on ressent l’angoisse propre aux habitants de cette Allemagne ravagée pendant ces sombres années de guerre et l’ambiance que propose Markus Zusak, ce climat de tension tient en haleine le lecteur du début à la fin du livre.

Et puis j’ai craqué pour un roman de la rentrée littéraire de septembre ! J’ai vraiment bien fait c’est certain puisque j’ai lu Beaux Rivages de Nina Bouraoui et que c’était un moment d’une intensité rare ! Nina Bouraoui dit que ce livre est « pour tous les quittés du monde » et si elle résume son roman mieux que personne j’ajouterai que c’est aussi un roman pour tous ceux qui s’aiment, qu’ils se le disent ou pas et ceux qui ont peur de l’amour. C’est une magnifique histoire triste qui donne de l’espoir. Le personnage n’a rien de l’héroïne c’est en ça qu’elle est comme toi et comme moi et c’est précisément ce qui change absolument tout ; malgré la tristesse apparente de la protagoniste et de ces « quittés » c’est un roman ultra feel-good, il fait un bien fou. Merci Nina Bouraoui !

Dans la catégorie des grands maîtres de la littérature

J’ai découvert Stefan Zweig cette année et comme je ne savais pas vraiment par quoi commencer j’ai choisi l’une de ses œuvres les plus connues : Le joueur d’échecs. Je ne m’attendais pas à une plume si addictive, j’ai aimé sa simplicité et sa force. L’histoire quant à elle était pour le moins inattendue pour moi. Ce récit confié par le personnage au « narrateur » comme un flashback est d’une intensité sublime. Je recommande de découvrir Stefan Zweig à tout prix si cela n’est pas encore fait ; c’est un grand maître de la littérature qui manipule les mots avec force et justesse.

Au début de l’année 2017 je me suis enfin lancée : j’ai lu le grand, l’unique Emile Zola. Ma lecture de Au Bonheur des dames fut riche en émotions, j’ai découvert une plume splendide qui m’a convaincue du talent indiscutable de Zola. J’en ai fait la chronique juste ici si tu veux lire mon avis dans sa version intégrale.

Tout récemment j’ai aussi découvert  H.P Lovecraft et ce fut un réel moment de plaisir. J’ai décidé de commencer par Celui qui chuchotait dans les ténèbres pour découvrir cette littérature d’angoisse dont Lovecraft est l’un des pionniers et je ne m’attendais pas cela ! Dans cette nouvelle qui s’inscrit totalement dans l’œuvre intégrale de l’auteur nous suivons une correspondance entre deux hommes à propos de phénomènes, sur le papier, surnaturels et qui plus est dangereux. C’est le sentiment que procure ce court récit qui m’a énormément plu ; je ne dirais pas que j’ai eu peur mais j’ai ressenti une sorte de curiosité intense, quelque chose qui m’a poussée à vouloir découvrir le fin mot de l’histoire comme si je cherchais ce qui pouvait être de façon ultra-réelle la cause des troubles qui se produisent. Non ce n’est pas purement et simplement de la science-fiction, il y a autre chose qui se cache dans l’ombre et crois-moi j’en ai eu des frissons. J’ai lu cette nouvelle d’une traite et la fluidité doublée d’un rythme haletant et soutenu m’a totalement plongée dans l’univers de Lovecraft. Pour moi c’est un peu comme avec Tolkien, c’est si riche et si intriguant que l’on a envie d’y croire ; c’est en cela que Lovecraft est pour moi un génie, cela dépasse l’imagination, il y a une recherche presque scientifique qui interroge le lecteur.


J’ai fait cet article car c’est sûrement l’un de ceux que je préfère lire sur d’autres blogs. Je trouve très intéressant de se confronter à une sorte de « classement » de ses propres lectures surtout parce que cela permet de mieux se connaître : je me suis découvert un attrait indéniable pour le contemporain alors qu’il y a quelques années j’étais surtout branchée fantastique par exemple. J’ai comme pris conscience de ce qui m’était important dans un livre pour que je l’aime et c’est en cela que ce challenge a été remporté pour moi. Et toi ? Quel serait ton palmarès ?

Jude

nuagecut

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